Les mémoires de Serge Gander

Avr 30, 2022 | Petites histoires

4ème et dernière partie

Une fois la mémoire lancée, les souvenirs reviennent comme ils veulent, dans le désordre. Oncle Serge a pris quelques notes entre nos séances d’enregistrement et il met ses lunettes pour les lire.

  • En 1964-1965, il y a aussi eu l’épisode de la « guerre des vaches » comme elle s’est appelée . Des paysans passaient du sperme de taureau en douce depuis la France pour diversifier leurs races d’élevage. Nous on était là, parce qu’il y avait eu des explosions sur la voie de chemin de fer au Dey, la douane de Lausanne a demandé à la gendarmerie de rechercher les auteurs de ces attentats.
    Et encore avant :
  • Quand j’étais à Coppet, on devait s’occuper de la fraye des truites. Elles partent du lac, montent les rivières pour lâcher leurs œufs et les gendarmes de Coppet étaient chargés de passer chaque matin chez les pêcheurs entre Coppet et Nyon, ceux qui prenaient dans leurs filets des truites pleines d’œufs. Il fallait les traire dans une cuvette puis prendre les mâles pour asperger les œufs avec leur semence. Nous on arrivait, on ramassait ce contenu qu’on portait à Nyon, à la pisciculture tenue par un nommé Cuagny. On passait chez 4 pêcheurs et on avait 5-6 litres d’œufs en arrivant. Il versait cela dans des bassins spécialement conçus pour permettre aux œufs d’éclore et quand cela devenait des alevins, il changeait de bassin et ainsi de suite, jusqu’à ce que les poissons puissent être relâchés en lac ou en rivière. Cela prenait environ 2 ans en tout. Les œufs étaient rouges comme du caviar. Le pisciculteur les nourrissait avec ce que les poissons auraient trouvé dans la nature. Tous les œufs ne se développaient pas : les rouges persistaient et les blancs crevaient ; il fallait les enlever. Sur des millions d’œufs, le résultat était mince.
  • Et puis je ne te l’ai pas encore racontée, celle-là : L’histoire de Savigny, la Claie aux moines. Là, c’était triste. J’étais chef de brigade alors, on m’appelle : « il faut vite monter là-bas, un type a tué sa bonne amie ». Une fois sur place, je trouve une demoiselle morte dans son auto, ainsi que la femme du propriétaire de la maison, blessée à la poitrine. Le type, on ne savait pas où il était. Il a fallu le rechercher, on ignorait tout de ses intentions. J’ai appelé la sûreté, ensuite on a retrouvé dans la ferme les deux gamins tués et lui qui s’était suicidé. Quatre morts : les petits de 4 et 5 ans tués dans leur lit ! Il n’y a pas eu de suite. C’était un major à l’armée qui avait utilisé son arme de service.
    Un silence suit cette confession. Plus que tout, il est difficile de tomber sur des cadavres d’enfants, particulièrement après un acte aussi violent.
    Nous sirotons les boissons qu’il a mis au frais pour l’occasion, une petite pause avant de passer aux souvenirs plus légers, puisque ceux du service sont terminés. Il connaît mon goût pour les petits bitters, quant à lui il préfère une bonne bière.
  • Tu vois, reprend-il gentiment, depuis ma retraite je n’ai jamais été au chômage. A part la régie des alcools, tout le reste était du bénévolat. Cela me faisait plaisir de rendre service. Mais avec Marie-Louise, on a aussi beaucoup voyagé. On a vu toutes les villes et tous les pays d’Europe plus le Canada, l’Algérie et le Maroc. Ce que j’ai préféré, c’était le Canada. On y est restés longtemps : on a visité Trois-Rivières pour voir les baleines, on a volé en hydravion pour voir les chutes du Niagara et on a visité quelques fermes. Le pays m’a plu. J’y vivrais bien. Le Maroc m’a plu aussi, mais on avait un guide qui n’était pas 18 carats.
  • Au Canada, poursuit-il, je m’étais contrepointé avec le guide qui nous parlait de la fondation de Québec, quand je lui ai dit que le premier gouverneur était yverdonnois (c’était Haldimand en 1777), le gaillard ne voulait pas me croire, il était même un peu fâché. En arrivant chez moi, j’ai réuni de la documentation et lui ai tout envoyé. D’ailleurs, Le château-Frontenac s’appelait autrefois le château Haldimand.
  • J’ai aussi couru un risque, en Roumanie, du temps de Ceausescu. On avait reçu des officiers roumains en visite à Yverdon, invités par le syndic à un apéritif. Le chef de poste était Addor de Champvent en ce temps-là. Ces roumains étaient très sympathiques, parlaient français, ils nous ont dit de se réclamer d’eux, si on décidait un jour d’aller en Roumanie. Nous, on ne pensait jamais y aller, pourtant une fois l’occasion s’est présentée. Notre pied à terre était au bord de la mer, à Mamaya. J’aimais bien rôder pour prendre quelques photos, parce que moi, je n’ai jamais trop aimé l’eau. Mais voilà qu’au départ de l’avion, un militaire s’adresse à moi : Monsieur Gander, veuillez nous suivre. Pendant que je prenais mes photos, j’avais été suivi à mon insu par des surveillants de police qui cherchaient à savoir qui j’étais. Heureusement, en s’expliquant avec Addor et le syndic d’Yverdon, ils ont fini par me relâcher. Mais les officiers qu’on avait rencontrés en Suisse, on n’en a jamais revu un seul. On a su après coup qu’ils avaient été zigouillés. Ils avaient dû apprendre ou voir des choses qu’ils n’auraient pas dû. Je ne suis jamais retourné en Roumanie, mais en Hongrie, Bulgarie, tout ça. On y allait avec des amis. Avec tes parents, on allait en Alsace chez les Mauler, des gens très sympathiques. La dernière fois que je les ai vus, ils étaient venus faire du ski en Valais et avaient soupé chez nous. C’était dans les années 70. Ils sont tous décédés depuis. On a été reçus plusieurs fois là-bas. C’étaient de grands vignerons. Ils nous soulaient. Avec ton papa, on s’est trouvés trop ronds pour aller au lit, on buvait surtout du Gewürztraminer. On mangeait bien aussi, mais on buvait trop.
    Il en arrive à la conclusion :
  • Maintenant, je ne m’occupe plus que de ma baraque, je fais tout mon possible pour la tenir en ordre, comme Marie-Louise en avait l’habitude. Dommage que Martial ne soit plus là pour me seconder un peu.
    Eh oui ! à 93 ans l’oncle Serge tient seul sa maison que je trouve très propre à chaque fois que je passe. Il n’a d’ailleurs jamais trop le temps de me recevoir le matin, car il est très organisé : un jour les nettoyages, un jour la lessive, un jour le repassage et il fait également ses courses, sans oublier ses visites au cimetière, à plus d’un kilomètre de chez lui. Il est toujours à pied, depuis qu’il a posé sa voiture, il y a environ deux ans.
    Son courage force l’admiration, ainsi que son entrain, sa mémoire et cette personnalité qui n’a pas changé, qui s’est peut-être simplement un peu adoucie avec les années, arrondie, patinée.
    Quand je lui demande de me parler de son enfance, il m’avoue qu’elle est bien loin et que ses souvenirs se font imprécis. J’insiste, en le dirigeant avec des questions, mais constate qu’il ne se départit jamais de cette pudeur qui le caractérise, sans doute davantage en raison du métier qu’il a pratiqué, mais qui est un trait commun à tous les Gander que je connais, y compris ma mère.
    Le 23 novembre 1925, à Vaugondry, tout petit village dit « du pied du Jura », bien qu’il y soit adossé, naquit le petit Serge Gander, six ans après sa grande sœur Jacqueline et trois ans avant sa petite sœur Ginette. Son père, Albert, fut élu syndic ce même jour, fonction qu’il occupa pendant trente ans, avant de devenir député.
    Le père d’Albert, Samuel, avait suivi le même chemin, ainsi que son grand-père du même nom, soit l’arrière-grand-père de Serge. Ce Samuel-là fut de son avis un très grand homme, une célébrité qui marqua son époque. Doté d’une intelligence supérieure à la moyenne, il fonda la société coopérative de Villars-Burquin, la société de chant, celle d’apiculture, ainsi que les libres penseurs. Il fut aussi nommé juge au tribunal de Grandson, en plus de ses fonctions politiques.
    Tout ce savoir n’était acquis qu’à travers les livres, car Samuel n’avait pas ou peu accès à l’école puisque fils de paysan, il lui incombait de garder les vaches pendant tout l’été. Il s’arrangea pour que son fils puisse voir l’instituteur de Grandevent de temps en temps, lorsque son tour fut venu de garder les vaches. Ce second Samuel, grand-père de Serge, fut également doué, mais se comparant sans doute à son père, il n’était jamais satisfait de lui-même et beaucoup trop perfectionniste. Il se forgea ainsi un caractère ombrageux que ses petits-enfants qualifiaient de grincheux, allant jusqu’à surnommer leur grand-père de « vieux tonnerre ».
    Ma mère me racontait qu’envoyés à l’école du dimanche par leur mère, les enfants devaient se cacher pour s’y rendre, car le grand-père, lui aussi largement influencé par la doctrine des libres penseurs, leur interdisait de fréquenter tout ce qui avait trait à la religion et n’hésitait pas à les poursuivre, pour les en empêcher.
  • En ce temps-là, précise oncle Serge, les parents n’avaient pas de temps pour jouer avec leurs enfants. Il y avait tellement de travail dans une ferme ! Ils avaient heureusement des domestiques pour les aider et les plus grands donnaient aussi un coup de main pour s’occuper des petits.
    Lorsqu’il eut cinq ans, Serge fut hospitalisé pour une péritonite. Dans les années trente, c’était un diagnostic très sérieux et le petit fut gardé pendant 45 jours à l’infirmerie d’Yverdon, car il n’y avait pas encore d’hôpital dans cette ville et non plus de pénicilline. Sa mère resta près de lui la majeure partie, laissant ses filles aux bons soins de leur servante Clara. Quand elle put enfin ramener son garçon à la maison, les docteurs Cuendet et Pérusset lui avouèrent qu’il avait failli mourir et lui promirent qu’après cela, Serge ne serait plus jamais malade.
    Leur pronostic s’avéra exact, puisqu’il ne consulta plus jamais un médecin avant d’être à la retraite.
    Bien que physiquement affaibli, le petit garçon se sentit plus fort, après cette épreuve. Oncle Serge trouve que sa vie était comme celle de tous les enfants de l’époque : beaucoup de travail et quand ils le pouvaient, des jeux en bande : cache, saute-mouton, mais aussi chicanes et batailles : des trucs de gamins, comme il le dit lui-même. Plus de quarante enfants dans ce petit village, dont la plupart étaient des cousins ou petits-cousins. Les familles étaient souvent nombreuses. Si le père de Serge n’avait qu’un frère et une sœur, ils étaient onze dans la famille de sa mère.
    Ils ne manquaient de rien, mais n’avaient pas non plus de superflu : aucun jouet, pas de vélo, rien. Ils vivaient simplement, c’était ainsi. Ils se sentaient cependant chanceux, comparés à certaines familles, comme celle de la femme d’un cantonnier qui était obligée de faire des ménages pour nourrir ses sept enfants. L’époque était dure, surtout pour les femmes, car les hommes buvaient beaucoup.
  • « Nous les gamins, on n’avait pas peur de grand-chose, on était des « casseurs » et on n’avait pas la langue dans la poche : on aurait vite envoyé péter quelqu’un ! »
    Ils se sentaient libres, les parents leur faisaient confiance. Serge s’entendait bien avec ses sœurs, mais ne jouait pas souvent avec elles, car l’aînée était malade et demandait de l’attention, tandis que la petite était le chouchou et en recevait également beaucoup. Il dit que c’était un peu chacun pour soi, qu’il ne se rendait pas compte de tout ce que les parents devaient faire pour soigner la maladie des yeux de Jacqueline.
  1. Serge eut quatorze ans, il se distança encore un peu plus, en partant pour Grandson, afin de suivre la primaire supérieure. Il ne rentrait pas à midi et dînait chez son grand-père et sa grand-mère Rosine. Le matin et le soir, il effectuait les trajets à vélo. Quand on connaît la route, on se dit que le matin devait être une partie de plaisir, sauf par temps froid, mais que le soir, il fallait de sacrés mollets et du souffle ! Surtout quand on pense que les vélos pesaient lourd en ce temps-là ! Quoiqu’il en soit, il n’y resta pas longtemps. La mobilisation générale du 2 septembre appela son père et lui, tout gamin, dut rester à la ferme pour accomplir le travail de paysan. Ceci l’en dégoûta définitivement et le poussa à chercher à gagner sa vie autrement. Il fut tout de même envoyé à l’école d’agriculture à Cernier, mais dût à nouveau tout planter là, à dix-huit ans, récupéré par l’armée pour son recrutement et à dix-neuf, pour la mobilisation. Il passa la journée d’anniversaire de ses vingt ans au col de l’Aiguillon.
    De ses dix-huit ans, jusqu’à la fin de la mobilisation, Serge fut envoyé de gauche et de droite par l’armée, entre des séjours à la ferme pour s’occuper des 8 vaches et 3 veaux, puisque leur unique cheval avait été réquisitionné. A différents endroits sur les crêtes du Jura, il côtoya son père et son futur beau-père dans la même compagnie.
    Parlant de l’oncle Georges, frère de son père Albert :
  • Il était officier de renseignement dans les hautes sphères et connaissait beaucoup de choses, il a voyagé un peu partout pour l’armée, logeait la plupart du temps dans les hôtels et fréquentait de belles femmes.
    Mais oncle Serge pense que l’armée l’a détruit, car ce grand oncle, qui vécut plus de 90 ans et voyagea partout dans le monde presque jusqu’à la fin, n’eut pas une vie de famille heureuse. Marié à Marthe, une jolie femme trop gâtée et d’une avarice maladive, il eut deux enfants dont il s’occupa peu, étant souvent absent, tant pour son travail que pour fuir ce mariage malheureux. Le fils Bernard, poète et écrivain au caractère tourmenté, finit par se donner la mort quant à la fille Mary-Jane, légèrement handicapée, elle ne s’est jamais mariée et resta dépendante de ses parents jusqu’à leur décès, puis d’un curateur. L’oncle Georges vécut une bonne partie de sa retraite avec Renée, qui le rendit heureux jusqu’à ce qu’elle le quitte à son tour, victime d’un cancer qui fut très douloureux.
    Quand ils étaient enfants, Serge et ses sœurs voyaient toujours partir avec plus ou moins de regrets les meilleurs choses de la ferme vers Lausanne, où résidaient Georges et Marthe ; que ce soit de l’huile de lin pour revernir la maison, ou les morceaux les plus fins, lorsqu’ils faisaient boucherie. Le problème était qu’ils ne consommaient rien. La viande pourrissait à force d’être gardée pour ne pas être gâchée et l’huile de lin fut retrouvée à la liquidation de la maison, des décennies plus tard.
    Serge se souvient d’avoir appris, après la guerre, que pendant son service militaire, il montait la garde à quelques deux cents mètres des allemands. Cette information, son oncle la connaissait et il lui aurait été facile de la lui donner, mais il ne le fit jamais. Il se dit qu’il aurait pu y laisser sa peau, s’ils avaient manqué de prudence. « ils auraient pu nous anéantir en dix minutes ».
    Il servait dans les canons d’infanterie. « Assez dur », reconnait-il, mais ils apprenaient très jeunes à se servir d’un fusil, qu’ils maniaient comme on manie une fourchette et ils n’avaient pas peur.
    A la fin de la guerre, le retour à la ferme n’était pas envisageable pour lui à long terme et il désirait se marier.
  • Comment a réagi ton père, quand tu lui annoncé que tu ne reprendrais pas la ferme ?
    Je lui pose cette question, me souvenant de ce racontait mon père, qui de son propre aveu, n’avait jamais vraiment voulu devenir paysan. Quand il avait tenté de l’expliquer à mon grand-père, celui-ci lui avait entamé un chantage affectif jusqu’à ce que mon père renonce à ses rêves.
  • Je crois que cela l’a passablement traumatisé. Nos parents ne se rendaient pas compte que l’on devait aussi subvenir à nos besoins. On serait devenus des domestiques et Marie-Louise aurait été la bonne à tout faire, si on était restés à la maison.
  • Mais ensuite il a compris, continue-t-il, il était assez intelligent pour voir que la situation de Vaugondry ne permettait pas à deux couples de vivre.
  • Et ta maman ?
  • Oh elle, elle m’encourageait plutôt, pour maman non plus, la vie de deux couples dans la maison de Vaugondry n’aurait pas été tenable.

La boucle est bouclée. Oncle Serge a fait ensuite ses 11 mois d’école de gendarmerie et la carrière que j’ai décrite dans ces quelques pages.

Ainsi se termine mon récit, laissant le héro de cette histoire dans sa jolie maison un jour d’été, alors qu’une échelle appuyée contre son cerisier presque entièrement délesté de ses fruits m’interpelle.

  • Ce n’est quand même pas toi qui est monté faire la cueillette ?
    Je l’interroge sur le pas de la porte.
  • Non me rassure-t-il en riant, j’ai essayé de monter, mais me suis arrêté au deuxième échelon.
    Je souris en reprenant la voiture, c’est un sacré phénomène !
    Epilogue :

Nous sommes maintenant en avril 2022, 4 ans après que j’aie terminé ce récit. Notre oncle Serge est décédé samedi 26 mars, chez lui. Il avait eu un épisode douloureux cet hiver. A son âge respectable, le CMS l’avait muni d’une montre-bracelet sur laquelle il lui suffisait d’appuyer pour appeler au secours. Seulement, en homme ayant toujours cru en ses propres forces, persuadé de n’en n’avoir nullement besoin, il ne la portait pas.

Un malaise ou un faux pas a provoqué sa chute et il est resté à terre de longues heures ; sa température est descendue dangereusement.

Lorsqu’il a été retrouvé, il était aussi déshydraté et aurait pu s’en aller là, mais c’était mal le connaître, il est parvenu à remonter la pente, après une hospitalisation et une rééducation de plusieurs mois toutefois.

Il était de retour chez lui depuis peu quand il a dit à son petit-fils Cédric : « ce serait bien si tu passais deux fois par jour ce weekend ».
« D’accord » a répondu celui-ci, pour quelle raison ?
« Je pense que c’est pour samedi ou dimanche. »

Il savait qu’il allait mourir. N’est-ce pas impressionnant ? Pour moi qui ai travaillé dans le milieu hospitaliser avec des personnes atteintes de cancer et en fin de vie, j’affirme que c’est extrêmement rare et démontre une sensibilité hors du commun.

La bonté, le sens du devoir, des responsabilités, dans un respect absolu des autres, le tout agrémenté d’une grande modestie, voici ce qui caractérisait l’homme dont il a été question ici. Ces qualités, il les a sans doute héritées dans le caractère, par ses prestigieux ancêtres, mais il les a aussi gagnées, grâce à son éducation, ses formations et la longue cohabitation avec une merveilleuse épouse.

Gardons-nous d’oublier trop vite un tel homme, dans ce monde où malheureusement, ces qualités deviennent trop rares.

Grandson, le 4 avril 2022

À propos de l’Auteure

Delphine croit en l’amitié et aux valeurs sincères, elle adore la Nature, les animaux et les sorcières, se passionne pour l’Histoire et toutes les bonnes histoires. 

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Blog

Dans la même catégorie…

Astucieux

Astucieux

C’est l’histoire d’un vieux couple, marié depuis 45 ans. Ils vivent paisiblement dans un coin...

le cadeau

le cadeau

Un jeune, homme, tout ce qu’il y a de plus correct, voulait acheter un cadeau de noël à sa...